Depuis plusieurs mois, le marché immobilier connaît un net ralentissement, et la Côte d’Azur n’échappe pas à cette réalité. Après des années de forte tension et de hausses continues des prix, nous assistons aujourd’hui à une phase de correction.
À Nice, comme dans de nombreuses communes du littoral azuréen, les délais de vente s’allongent. Les biens restent plus longtemps sur le marché et les négociations sont devenues plus fréquentes. De nombreux appartements et maisons reviennent même à la vente après l’échec d’un premier compromis.
La raison principale ?
Le durcissement de l’accès au crédit.
Les banques se montrent aujourd’hui beaucoup plus exigeantes. Les taux d’intérêt ont augmenté, réduisant mécaniquement la capacité d’emprunt des acquéreurs. Par ailleurs, les critères d’octroi sont plus stricts : taux d’endettement limité, reste à vivre scruté, stabilité professionnelle exigée, apport personnel fortement recommandé.
Résultat : de nombreux dossiers sont refusés, parfois après signature d’une offre ou d’un compromis.
Sur la Côte d’Azur, où les prix au mètre carré restent élevés, cette situation a un impact direct. Les acheteurs doivent revoir leurs ambitions à la baisse ou renforcer considérablement leur dossier.
On constate ainsi :
- Une augmentation des refus de prêt
- Des compromis annulés pour non-obtention de financement
- Des biens remis sur le marché
- Une pression à la baisse sur certains prix
À Nice, il devient indispensable de bien analyser la réalité du marché avant de fixer un prix de vente. Les estimations trop optimistes ne correspondent plus à la solvabilité actuelle des acquéreurs.
Pour les vendeurs, cela signifie qu’il faut désormais privilégier un positionnement cohérent dès le départ, sous peine de voir le bien stagner plusieurs mois.
Pour les acheteurs, la priorité absolue est la solidité du dossier.
Avant même de visiter activement, il est fortement conseillé de :
- Consulter un courtier ou sa banque
- Obtenir une simulation précise et réaliste
- Vérifier sa capacité d’emprunt actualisée
- Préparer ses justificatifs en amont
Un apport personnel devient un véritable atout stratégique. Il rassure la banque, réduit le montant emprunté et augmente les chances d’acceptation.
Dans le contexte actuel, un dossier bien monté fait toute la différence.
Il ne suffit plus d’avoir un coup de cœur : il faut démontrer sa solvabilité.
Le marché niçois reste attractif sur le long terme. La qualité de vie, le dynamisme économique, l’attrait international et la rareté du foncier continuent de soutenir la valeur patrimoniale des biens.
Mais nous sommes dans une phase de sélection naturelle : seuls les dossiers solides aboutissent.
Cette période peut cependant représenter une opportunité.
Les acheteurs bien préparés peuvent négocier dans de meilleures conditions qu’il y a deux ans.
Les vendeurs réalistes peuvent conclure plus rapidement.
Le maître mot aujourd’hui est : préparation.
Préparation du prix.
Préparation du dossier bancaire.
Préparation juridique et technique du bien.
Plus que jamais, l’accompagnement professionnel prend tout son sens. Comprendre le marché local de Nice, connaître les secteurs porteurs, analyser les biens comparables réellement vendus — et non simplement affichés — est essentiel.
Le marché ne s’effondre pas.
Il se régule.
Et dans une phase de régulation, ceux qui sont informés et bien préparés prennent une longueur d’avance.
Sur la Côte d’Azur, l’immobilier reste un investissement patrimonial fort.
Mais il exige aujourd’hui rigueur, stratégie et réalisme.
